Une journée avec Jacques sur le réseau social Facebook

jeune blogueur

8h04 : Un léger filet de lumière matinale vient délicatement chatouiller les paupières encore toutes ensommeillées de Jacques.

 

8h06 : Derrière le volet, les oiseaux gazouillent et la douce chaleur printanière l’invite gentiment et naturellement à quitter l’oreiller.

 

8h07 : Jacques se lève. D’un geste précis, il essuie son reste de bave sèche au coin des lèvres et se dirige d’un pas décidé vers la salle de bain.

 

8h32 : Rasé, coiffé et subtilement parfumé, Jacques sait qu’il doit prendre des forces. Une grosse journée l’attend. Et pour cause, il a décidé de partir à la reconquête du réseau social Facebook qu’il a un peu délaissé ces derniers temps.

 

8h37 : il file à la cuisine se préparer une biscotte de St Hubert Oméga 3. C’est pas cher et ça cale.

 

8h46 : Avec l’excitation d’un ado pubers devant la page lingerie du catalogue « La Redoute », Jacques s’installe avec son ordi portable et un paquet de Pim’s de Lu sur sa petite table de salon modèle Stirflüd de chez Ikea.

 

8h51 : Il se connecte enfin sur Facebook après plusieurs (longues) semaines d’absence.

 

 

8h58 : Jacques a décidé de se remettre dans le bain du réseau social. Il se lance donc dans l’étude de son mur, histoire de voir ce que deviennent ses 218 « amis ».

 

9h21 : Jacques tombe sur la dernière publication de Monique dans laquelle la quincagénère rondouillarde, pas très futée et au faux air de Madame Bidochon invite chaudement ses contacts à se méfier de Facebook et de sa volonté manifeste de s’introduire dans la vie privée de ses membres pour mieux les contrôler.

 

9h32 : Jacques se souvient, depuis qu’elle est sur Facebook Monique, il ne s’est pas passé un jour sans qu’elle ne conseille à ses amis d’en partir. Tout en prenant, elle, le soin d’y rester inscrite. Normal.

 

9h33 : Elle est con Monique.

 

9h33 et 43 secondes : Son jugement est un peu dur. Pris de remords, Jacques s’adoucit : OK, Tout le monde a le droit d’être con. Mais ce qu’ya avec Monique, c’est qu’elle abuse clairement de ce privilège.

 

 

9h37 : Jacques fait une pause. C’est en effet l’heure de boire un café Senseo avec en fond sonore un discours de Manuel Valls pris au hasard sur Youtube. C’est un rituel qu’il ne manquerait pour rien au monde. Et pour cause, ce traditionnel combo matinal lui permet généralement de libérer son transit en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

 

9h38 : Et ça semble marcher encore ce matin!

 

 

9h38 et 36 secondes : Jacques part chier.

 

9h43 : Libérééééééé, délivréééééé, Jacques retourne à la hate sur son ordi.

 

(ndlr : Si tu as la chanson du célèbre dessin animé de Walt Disney dans la tête à cet instant précis et pour les minutes à venir, rassure-toi, c’est normal)

 

Les avis de recherche, un grand classique Facebook

9h47 : Il tombe sur un avis de recherche relayé par sa copine Josiane pour un labrador perdu à Montréal.

 

9h48 : Jacques habite en région PACA. Mais c’est un gars bien. Instantanément, il décide de le prouver une nouvelle fois en partageant la publication. Sait-on jamais.

 

10h04 : En poursuivant ses investigations, il tombe sur une citation fraîchement publiée par son vieil ami Jean-Pierre. Ca dit « Un esprit sain dans un corps sain ».

 

10h04 et 18 secondes : Jacques se rend compte que la publication a déjà récolté pas moins de 68 « j’aime ».

 

10h05 : Jacques est admiratif et un peu étonné aussi. Il est marrant Jean-Pierre : y picole comme un trou, bouffe comme quatre, pèse 120 kilos et prend une douche tous les 30 février ; mais sur le réseau social, il semble incontestablement avoir trouvé sa voie : celle d’un guide spirituel axé « bien-être, équilibre psychique et hygiène de vie ». Et si c’était ça la « magie Facebook » finalement?

 

 

10h09 : Les minutes s’égrènent et Jacques est de plus en plus convaincu de la puissance de Facebook dont l’intérêt, la pertinence et les bienfaits à l’échelle de l’humanité semblent illimités. Et puis, pouvoir indifféremment croiser Beyoncé, Moundir et sa tata Mireille au même endroit, c’est pas magique ça?!

 

10h10 : Ya pas de raison : stimulé par les publications de ses contacts qu’il épluche depuis un moment déjà, Jacques décide lui aussi de mettre en ligne quelque chose. Mais quoi?

 

La classe absolue

10h12 : Ca y est, histoire de faire rager les copains, il décide naturellement de prendre en photo sa tasse de café avec le ficus du salon en arrière plan; le tout accompagné de la fameuse et non moins incontournable question « On n’est pas bien là? ».

Ca fait classe, stylé et ça donne surtout l’image du mec posé dont la vie rimerait avec sérénité, subtilité et raffinement. Et un soupçon de fun aussi.

 

10h19 : Jacques sent que son identité numérique est en train de se reconstruire (il a eu 1 « j’aime » de Monique pour sa photo de la tasse de café / avec le sien, ça fait déjà deux!), Jacques retire ses Isotoner avec entrain et enchaine avec une photo de ses pieds à l’air posés sur la table basse du salon. Le cliché étant lui aussi accompagné d’un commentaire laconique vantant une nouvelle fois son quotidien de rêve.

 

10h21 : Même si son compte courant est généralement à découvert à partir du 8 du mois, qu’il mange des coquillettes 6 jours sur 7 et qu’il se fringue chez Primark, Jacques met un point d’honneur à prouver que sa vie professionnelle et matérielle est une vraie réussite.

 

 

10h22 : …Et les résultats ne se font pas attendre puisqu’en à peine moins d’une minute, Jacques vient de récolter un « J’aime » sur sa dernière publication! Génial. Jacques est heureux.

 

10h22 et 14 secondes : Ah merde. C’est Monique.

 

10h51 : Jacques tombe sur une analyse géopolitique de son copain Marc. le même qui avait posté quelques minutes plus tôt un résumé du dernier « Touche pas à mon Poste » et signé une pétition pour que Denis Brogniard change de chemise.

 

10h52 : Jacques lit attentivement la publication de Marc. Le propos est fin, les chiffres précis et le vocabulaire vachement pointu.

 

10h54 : Jacques a beau lire et relire la publication de Marc, il ne pige rien. Ou presque. En même temps, il a la vague impression que c’est justement le but recherché par son ancien copain de classe.

 

Les débats avec l’onglet, c’est toujours une boucherie

10h55 : Jacques est étonné. Dans sa publication, Marc a tout : le style de François Lenglet, la conviction de Jean-Luc Mélenchon et le phrasé de Pujadas alors qu’en vrai il a arrêté ses études en quatrième sans jamais avoir été fichu de comprendre le théorème de Pythagore.

 

10h59 : Non, Jacques n’en revient toujours pas, cette analyse géopolitique écrite par son copain, c’est un peu le végétarien qui mange une plante carnivore : le monde à l’envers quoi.

 

11h12 : Après une étude poussée du profil de Marc, Jacques doit pourtant se résoudre à accepter la réalité : son pote compte plusieurs centaines d’amis Facebook et la moindre de ses publications récolte au minimum 85 « j’aime » pour autant de commentaires. La grande classe. Ni plus ni moins.

 

 11h15 : Jacques tire son 1er grand enseignement de la journée : sur Facebook, inutile de la jouer sincère et naturel. Mieux vaut se trouver un personnage et publier des trucs capables d’assoir ton image. C’est pas si compliqué en fait.

 

11h17 : Et puis, c’est pas nécessaire de se limiter à un seul domaine de compétence après tout. On peut tout aussi bien être ceinture noire de télé-réalité, champion toutes catégories de Koh Lanta et aussi expert en relations diplomatiques Syrio-Turques si on en a envie.

 

11h21 : Jacques poursuit ses investigations. Il retourne scroller sur son mur histoire de découvrir d’autres profils inspirants dans sa liste de contacts.

 

11h37 : Séquence émotion, il tombe sur la vidéo d’un petit oiseau gris tombé du nid se faisant recueillir par une ONG apparemment spécialisée dans « les petits oiseaux gris tombés de nids ». Ce dernier n’a pas encore toutes ses plumes et semble peser 2 grammes et demi.

 

« piou… piou piou… piouuuu » – mais ta gueule!

 

11h38 : Jacques regarde le petit clip avec attention. Le montage est soigné : On y voit une dizaine de personnes s’affairant autour du petit volatile avec un dévouement étonnant; le nourrissant avec une seringue de lait et lui apportant encore plus d’amour que ne pourrait en donner une mère à son enfant.

 

11h39 : A la fin de la vidéo, au bout de plusieurs jours de soins intensifs, l’oisillon revigoré reprend son envol en direction de l’horizon, alors que la bande audio en fond sonore hurle « C’est l’histoire de la Viiiiiiie ». Un message apparaît alors en filigrane : « With love, all is possible ». Superbe.

 

11h40 : Jacques en a la larme à l’oeil. Véritable buzz planétaire, la vidéo a déjà été visionnée et partagée plusieurs millions de fois à travers le monde. Plusieurs dizaines de milliers de smileys « émus » et « heureux » viennent compléter le tableau dans le coin gauche de la publication. C’est beau.

 

 

11h41 : Juste en dessous, l’appel au don d’une organisation humanitaire accompagné du cliché d’un petit Somalien de 25 kilos buvant l’eau boueuse d’une flaque sous un soleil de plomb en pleine savane africaine recueille pour sa part… que dalle. Voire un peu moins.

 

11h43 : Gêné mais sans trop savoir pourquoi, Jacques a envie de passer à autre chose. Après, c’est vrai que sans la musique, c’est moins émouvant quand même… Ca doit être ça.

 

11h49 : Bah oui. C’est surement ça.

 

12h09 : C’est l’heure du ventre. Après la matinée chargée qu’il vient de passer, jacques a besoin de reprendre des forces.

 

12h11 : Il file à la cuisine se préparer une soupe de légumes en sachet Royco. C’est bon (un peu) et ça cale (surtout).

 

12h27 : Pendant qu’il mange, Jacques ne peut pas s’empêcher de faire défiler son mur Facebook.

 

Y te faut quoi de plus?

12h29 : Martine et Gérard (un couple d’amis) viennent à l’instant de publier une photo de leur steak frite et d’un verre de rosé de pays à la terrasse du CourtePaille de la zone industrielle d’Aix en Provence. Le cliché est accompagné d’une autre formule éprouvée, véritable classique de la « funitude à la sauce d’jeunz » : « Empêche nous! ».

 

12h30 : Jacques est dubitatif : les gens autour de lui ont à ce point une vie de merde qu’ils se sentent obligés de prouver le contraire au monde entier dès que la moindre demi-occasion leur est donnée?

 

13h07 : Repas terminé, Jacques s’accorde une peu de détente devant TF1.

 

13h10 : Comme d’habitude, le journal télévisé présenté par le sympathique Jean-Pierre Pernod et son sourire permanent a de quoi inciter à l’optimisme. Les gros titres du jour s’enchaînent.

 

13h11 : « Séisme en Inde, 328 morts et des milliers de personnes encore sous les décombres ».

 

13h12 : « Chiffre du chômage, forte hausse sur le dernier trimestre malgré la réforme de l’emploi ».

 

13h12 et 42 secondes : « Attentat à Mossoul, 46 tués suite à l’explosion et des centaines de blessés graves ».

 

13h14 : « Fort mistral annoncé ce weekend sur la Côte d’Azur ». Putain, Jacques le sentait venir. Il savait bien qu’un coup du sort finirait par l’empêcher d’aller à la plage samedi. Et merde tiens.

 

13h22 : Jacques finit par se taper son traditionnel petit roupillon, sa « micro-sieste » comme il a l’habitude de dire en société histoire d’avoir l’air moins con devant les copains.

 

16h28 : Son petit sieston terminé (ben quoi), il file se réinstaller devant son ordinateur afin de poursuivre ses recherches sur Facebook.

 

16h49 : Il tombe sur un selfie de sa cousine Jeanne. C’est pas un prix de beauté Jeanne. Quand Dieu distribuait le charme à la création de l’humanité, elle avait du partir pisser mais pour le coup, elle a vraiment voulu se faire belle : bouche en cul d’oie du Périgord, sourcils débrouissaillés de près, regard tendancieux et mascarpone sur les cils (ou un truc du genre). Tout y est.

 

16h50 : Jacques sent vraiment qu’elle a mis le paquet (de fond de teint). A ce sujet et pour la vanne, ça le démange de lui dire qu’elle ressemble au court Suzanne Lenglen à Roland Garros.

 

 

16h50 et 38 secondes : Jacques se ravise. Sur Facebook, mieux vaut être sympa avec les autres si on veut pouvoir bénéficier de leurs faveurs à notre tour quand on publie un truc.

 

16h52 : Raisonnable, il la gratifie donc d’un sobre mais efficace : « Magnifique ma cousine, comm’ d’hab 😉 ». C’est vrai que ça passe mieux. Et au moins ça lui fait un « J’aime » quasi assuré pour sa prochaine publication perso. Le top.

 

17h06 : Mauvaise nouvelle, Jacques tombe sur une publication qui l’inquiète : Facebook va apparemment devenir payant à partir de la semaine prochaine. C’est cette grognasse de Monique qui relaie l’info, accompagné d’un bref mais se voulant cinglant « Je vous l’avais dit » et suscitant des réactions indignées en commentaires.

 

17h09 : Cette nouvelle préoccupe Jacques. Après… vu que c’est la 247ème fois qu’il voit passer le scoop depuis 2 ans qu’il est inscrit sur Facebook, il se dit qu’il va attendre un peu avant de s’affoler.

 

17h24 : Jacques continue ses recherches tout en dégustant un Pitch. Ca creuse une journée comme ça.

 

17h45 : Il tombe sur une publication de Maguy dans laquelle est présentée une recette légère toute en subtilité, classe et légèreté : Mozzarella fourrée aux lardons fumés sur lit de crème fraîche, le tout bardé de lard paysan grillé, arrosé d’huile de tournesol et de gruyère fondu. Un régal.

 

17h46 : Rien qu’en regardant la vidéo, Jacques sent que son taux de cholestérol est en train de monter en flèche. Tu m’étonnes qu’elle pèse 108 kilos Maguy.

 

18h19 : Au tour de Philippe, un ancien copain de lycée d’y aller de son débat sociétal. Grand adepte des propos niais se voulant pertinents, ce dernier tente cette fois de lancer la discussion sur le dangereux recul des acquis sociaux en France.

 

18h21 : Jacques ne se fait pas d’illusions, avec sa vision globale du monde issue de ses nombreuses lectures de la Collection Oui-Oui, y risque pas de faire se lever les foules. Quoiqu’il en soit, Philippe publie régulièrement sur Facebook et sans complexes. Bien qu’il ait beaucoup de raisons d’en avoir.

 

18h46 : Au tour de Marie-Louise de mettre en ligne un message triste dans lequel elle demande à ceux qui ont, dans leur vie, perdu un être cher, de partager cette publication sur leur mur en signe de… de… On sait pas trop de quoi en fait.

 

potentiel marketing

…Cot ?

 

18h46 et 49 secondes : Vu qu’il a perdu sa poule pondeuse l’année dernière dans d’atroces souffrances (ndlr : suite à une asphixie anale dûe à un oeuf de trop gros diamètre), Jacques s’exécute sans hésiter. Et puis c’est vachement important, socialement parlant, de relayer des messages comme celui de Marie-Louise. Bah oui.

 

19h02 : Avec la masse d’informations et de savoir qu’il a accumulé aujourd’hui, Jacques commence sérieusement à montrer des signes de fatigue.

 

19h06 : Allez va, il décide au courage de poursuivre tout de même encore un peu ses recherches.

 

 

19h35 : Jacques tombe sur une photo du chat de Marie-Pierre assis sur le plan de travail à côté de la gamelle de croquettes. Cette dernière vient en effet de la mettre en ligne accompagnée d’un petit texte rigolo « Coucou, je suis un gros Matou et je m’appelle Gribouille » suivi d’un « lol » sans équivoque quant au second degré dont devra faire preuve le lecteur à la lecture de ce message d’un humour rare.

 

19h36 : Jacques savait que Marie-Pierre avait touché le fond ces derniers temps suite à sa séparation avec son mari Gérald. Ce qu’il ignorait par contre, c’était qu’elle était encore en train de creuser.

 

19h37 : Jacques hésite à passer un coup de fil à Marie-Pierre histoire de prendre des nouvelles…

 

19h38 : Oh et puis merde, elle est jamais drôle Marie-Pierre, elle fait toujours la gueule. Si le lundi devait avoir un visage, ce serait sa tronche.

 

19h40 : Après réflexion, Jacques a pas trop envie de lui demander des nouvelles. Elle va encore le gonfler avec sa nostalgie latente et la tristesse qui dégouline de chacun de ses propos.

 

19h42 : Jacques lui met un « J’aime ». Ca ira très bien comme ça. Ca devrait à coup sûr la réconforter et lui faire dire que son ami Jacques l’a toujours soutenue. Même dans les moments difficiles. C’est le principal. C’est bien pour ça Facebook. Assurément.

 

20h06 : Geneviève publie une info importante : son fils vient d’avoir son permis de conduire. Elle est fière de lui.

 

 

20h08 : Jacques n’en a rien à cirer mais la gratifie sans hésiter d’un « j’aime »; imité dans les secondes qui suivent par plusieurs amis de la maman du champion. Normal.

 

Le fameux Léa salami

20h49 : C’est l’heure de manger. Et ce soir, pas question pour Jacques de ne pas se faire plaisir. Après l’harassante journée de travail qu’il vient de s’envoyer, il a bien mérité son sandwich de salami que sa sœur Léa lui a préparé.

 

23h19 : Sa série « Louis La Brocante » terminée, Jacques dresse un rapide bilan de sa journée avant d’aller se coucher : Soutien, courtoisie, gros dossiers, hypocrisie, niaiserie, débats de fond, gastronomie, politique : la magie Facebook a incontestablement opéré aujourd’hui.

 

C’est qui l’plus fort hein? C’est Baba l’plus fort mes chéris hein?!

 

23h21 : Il s’endort avec la satisfaction d’avoir passé une journée bien remplie au cours de laquelle, à l’image d’un Cyril Hanouna de la grande époque tous les soirs sur D8, il aura indéniablement posé sa pierre à l’immense et magnifique édifice de l’humanité.

 

1h30 : A une heure tardive et malgré le fait que dans le dictionnaire, en face du mot « obèse » il pourrait y avoir une photo de sa tronche, Maguy annonce officiellement à ses amis sa ferme intention d’attaquer un régime. Dès qu’elle aura terminé sa mozza.

 

1h32 : (Cette truffe de) Monique lui met un « j’aime ».

 


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7 commentaires pour “Une journée avec Jacques sur le réseau social Facebook”

  1. Camille dit :

    C’était énorme ^^

    C’est pas la première fois que je lis un de tes billets, mais celui-ci est allé plus loin que le sourire, ou le simple « pouffement ». J’ai kiffé l’idée, mais aussi la narration, putain. C’est tout à la fois juste, dynamique, vachement vivant, et cynique. Profondément cynique. C’est génial.

    Bravo ! Même si j’ai l’impression d’être une Jacky aussi.

  2. IL nous faudrait le profil de Jacques.
    Je voudrais vivement l’encourager dans sa démarche avec un bon vieux like des familles, parce que Facebook, c’est aussi pour venir en aide aux blogueurs pros en détresse, et dieu sait qu’il sont nombreux à avoir besoin d’aide. Ou d’une corde.

    • Sylvain dit :

      Facebook est un magnifique laboratoire d’études humano-psychologico-sociétales, un truc de malade (dans tous les sens du terme).

      Montre-moi tes publications, je te dirai qui tu es.
      Et pas grand monde n’échappe à la règle. Moi le premier!

      Ca pourrait faire l’objet d’un livre un de ces jours si jamais un pro a envie de s’y coller 🙂 🙂

      Biseries sincères

  3. Jerry dit :

    Bravo, on trouve dans ce journal minutieux d’une longue journée affairée le quotidien de bien des congénères (et dans congénères il y a) et comme dit plus haut on est tous un peu le congénère de quelqu’un.e

    J’ai retrouvé à la lecture de ce billet un peu de l’humour des Inconnus (surtout le coup du sieston qui me rappelle le reportage sur l’hopital et la prise du service par le docteur en chef (souvenirs) https://youtu.be/RFLxu5_m3r8?t=45s

    • Sylvain dit :

      Salut Jerry, ça faisait un bail !
      Merci pour la comparaison avec les inconnus, je suis cordialement flatté et un peu gêné aussi 🙂

      Repasse quand tu veux 😉

      Cordialitude Facebookement sincère

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